Tighanimine : huile d’argan du Maroc

Les femmes de la coopérative Tighanimine produisent, dans le sud du Maroc, de l’huile d’argan équitable, un ingrédient très prisé dans les produits cosmétiques et la cuisine. Cette huile est produite par pressage des amandons provenant de l’arganier, un arbre qui fait office de rempart contre la désertification dans la région.

Le TDC avait déjà soutenu Tighanimine en 2011 et a permis à la coopérative de devenir le premier producteur d’huile d’argan à décrocher la certification Fairtrade. En 2014, Tighanimine a une nouvelle fois pu compter sur l’appui du TDC : pour améliorer ses capacités de management, développer des systèmes de contrôle de la qualité et produire du matériel de communication lui permettant de mieux se présenter sur les marchés marocain et européen.

Entre 2013 et 2015, Tighanimine a élargi son portefeuille en ajoutant 14 nouveaux clients. Les productrices ont alors vu leurs revenus plus que quadrupler ! La majorité des femmes ont entretemps appris à lire et à écrire. Tout cela leur a permis d’assumer un rôle social toujours plus important.

  • Lors de la Semaine du commerce équitable 2015, un reportage du TDC sur Tighanimine a été publié dans le journal De Morgen. Regardez ici le reportage photo.
  • Les femmes de Tighanimine ont été primées pour leur travail : en 2016, elles ont décroché le Prix des Femmes Marjolaine, un prix français pour la solidarité internationale.

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Les rencontres d’Aït Aïssa : tourisme équitable et développement durable dans le sud-est marocain

De petits villages berbères aux confins de l’Atlas, des petites vallées ressemblant à des oasis verdoyantes au milieu de la montagne… Tel est le cadre offert par l’ASBL Les Rencontres d’Aït Aïssa. « Rencontres » au pluriel, car l’accueil berbère est légendaire. « D’Aït Aïssa » car c’est le nom de la première vallée où l’association a travaillé, non loin d’Errachidia dans le sud-est marocain.

L’avenir durable passe par les coopératives marocaines

La région sud-marocaine de Souss-Massa-Drâa est confrontée à de nombreux défis, dont, bien entendu, la désertification saharienne, mais aussi la pauvreté persistante des communautés berbères traditionnelles. Depuis quelques années, le Trade for Development Centre est très actif dans la région, à travers, d’une part, une aide financière fournie à l’ONG locale Ibn Al Baytar et, d’autre part, un appui technique en marketing à plusieurs projets de la CTB, l’Agence belge de développement. Pour s’assurer un avenir durable, la région devra tabler sur ses atouts locaux tels que l’huile d’argan, les dattes et le safran.

L’expertise en marketing, essentielle dans l’approche “filières”

Cela fait déjà un bout de temps que les projets agricoles de l’Agence belge de développement (CTB) déploient une approche « filières », abordant les différentes opérations nécessaires pour passer d’une matière première à un produit fini. Cette analyse ne porte donc pas uniquement sur la production, mais aussi, entre autres, sur la commercialisation. Quel est en effet l’intérêt pour un agriculteur de cultiver un produit de qualité et durable s’il ne peut le vendre ? D’où la nécessité de bien déterminer les acheteurs potentiels et la manière de mieux communiquer avec eux ? Dans le sud du Maroc, la CTB mène depuis trois ans un programme sur les filières safran et dattes. Il s’agit du premier programme auquel le Trade for Development Centre (TDC) a été associé d’emblée, depuis le stade de la formulation, pour y apporter son expertise en marketing.
Petit état des lieux à mi-parcours.

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